Les enceintes magiques de David Murray
David Murray est un grand du saxophone ténor.
L'artiste me fait l'effet d'un chaînon manquant entre John Coltrane et Albert Ayler. Il n'aurait pas existé sans eux.
Sa personnalité musicale indéniable culmine la scène depuis la fin des années 70. Point d'orgue: le phénoménal 3D Family, un Live à Willisau de 1978 (HAT HUT Records) : quatre faces de bravoure catapultées par le batteur Andrew Cyrille, qui remplaça Sunny Murray, (ce dernier avait dépensé les sous du billet d'avion pour la Suisse).
Quatre faces qui font péter les enceintes.Singulièrement (autre paradoxe du saxophoniste californien qui sonne comme un New-Yorkais), Murray a engendré peu d'imitateurs. Surprenant? Essayez de reproduire la sonorité «dirty», les suraigus grinçants, la technique ahurissante de sauts d'intervalles, le grand écart entre la tradition et le Free jazz le plus expressionniste, et enfin les voyages super-véloces en dehors des gammes!
L'article original sur : http://jazz.blogs.liberation.fr/pfeiffer/
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